Sitting Bull, « homme médecin » respecté, fut le dernier
grand chef Sioux à s’élever contre les Blancs Américains. Il mourut
assassiné dans une réserve.
Le grand chef Sitting Bull (Taureau Assis, son nom indien étant «
Tatanka Iyotanka ») serait né aux alentours de 1834, à Grand River dans
l’actuel état du Dakota du Sud.
Très vite, il ressent très mal l’invasion des terres Indiennes par les
colons américains et participe aux guerres des plaines en 1860 en menant
un raid contre Fort Bufford en 1866.
Nommé chef et chaman-médecin des Sioux Hunkpapas en 1867, il est forcé, deux ans plus tard, d’accepter le déplacement de son peuple, cela étant prévu au traité de Fort Laramie en 1868 dans le Wyoming.
Mais les Américains ne respectent pas le traité et veulent réduire les
espaces alloués aux Indiens. Sitting Bull provoque alors le soulèvement
des Sioux qui sont rapidement rejoints par les Cheyennes.
C’est la grande bataille de Little Big Horn, un
cruel échec pour les armées américaines. Pendant la bataille, Sitting
Bull est resté à l’arrière car en tant qu’ « homme médecine Lakota », il
est chargé de soigner les blessés. Ce sont deux chefs de guerres qui
mèneront les guerriers : Crazy Horse et Gall pour protéger les droits des tribus.
Poursuivi par l’armée, Sitting Bull est obligé de s’enfuir au Canada
pour éviter les représailles mais accepte de se rendre et de rentrer aux
Etats-Unis en 1881. En effet, l’hiver est particulièrement dur cette
année-là et le reste de la tribu se meurt. Ayant rendu les armes, le
fier Sitting Bull, le dernier Sioux à capituler face au gouvernement
américain, est alors emprisonné durant deux ans. Relâché, il accompagne
alors Buffalo Bill en 1885 dans son Wild West Show, une grande tournée à travers l’Europe.
Revenu aux Etats-Unis, Sitting Bull est envoyé dans la réserve indienne de Standing Rock, entre le Dakota du Nordet le Dakota du Sud. Alors qu’il participe avec son fils « Pied de Corbeau » à la Ghost Dance,
culte anti-blanc, des membres de la police indienne l’arrêtent et
l’assassinent ainsi que son fils le 15 décembre 1890. Le grand chef
n’aura pu être mis au courant du massacre de Wounded Knee.
On retient de lui cette phrase : « Je voudrais savoir les raisons
pour lesquelles vous circulez sur nos pistes. Vous effrayez les bisons,
et nous avons besoin de chasser dans ces endroits. Je désire que vous
vous retiriez de ce pays. Si vous refusez, de nouveau je vous
combattrai. Je veux que vous abandonniez le terrain avec toutes vos
affaires et que vous retourniez en arrière. Je vous parle en ami »… Les « amis » ne repartiront jamais…
Une vidéo bien faite
Qui relate la bataille de Little Big Horn
Et une autre qui raconte la résistance Kiowa
Après ces documents Je regarderai les" Western" avec un tout autre regard .....
et voici le livre que j'ai beaucoup aimé, Qui se passe à cette époque,
En 1839, un jeune médecin idéaliste, Rob J. Cole, s'est installé dans
l'Illinois, aux limites du territoire des Indiens Sauks, persécutés, et à
qui il vient en aide. Il s'éprend de l'Indienne Makwa, que sa condition
de shaman voue à la chasteté. C'est elle qui donnera ce surnom au fïls
que Rob aura d'une autre femme, Sarah Puis elle sera sauvagement assassinée. Rob,
mobilisé dans la guerre de Sécession, est contraint de partir et ne
reviendra pas. Malgré le handicap de sa surdité, son fils Shaman
entreprend des études de médecine afin de poursuivre l’œuvre de son
père. C'est à lui qu'il incombera de venger la mort de Makwa.